Canine incluse

Canine incluse

Canine incluse

Information médicale avant une chirurgie d’une canine incluse

icone Télécharger la fiche d’information du patient Canine incluse en format pdf

La découverte d’une canine incluse est un diagnostic important et sa prise en charge thérapeutique nécessite de votre part un engagement significatif. Le traitement de la dent incluse impose de prendre en compte plusieurs éléments dont vous devez être informés au plus tôt.

Ce traitement peut s’ajouter à d’autres désordres d’alignement dentaire qu’il convient de prendre en charge précocement. La durée de ce traitement sera plus longue que la durée moyenne d’un traitement orthodontique classique puisqu’il s’accompagnera en plus du traitement spécifique de la canine incluse.

La durée totale de traitement est difficilement prévisible ; elle sera influencée par l’axe de la dent, et par le moment du début de traitement (une interruption prématurée conduirait à une mécanique inadaptée de la dent, source de complications et à une perte de résultats).

Une coopération sans faille est particulièrement importante dans ce contexte de soins.

Un diagnostic le plus complet possible, avec recours à l’imagerie, permet de préciser la position de la dent et le degré de complexité du traitement.

Les solutions thérapeutiques possibles, avec leurs contraintes, limites ou contreindications vous seront ensuite exposées.

Ces solutions thérapeutiques nécessitent la participation conjointe de plusieurs praticiens ; votre dentiste traitant, votre orthodontiste, votre chirurgien maxillo-facial stomatologiste ou votre chirurgien oral.

Le choix définitif retenu peut aller de l’abstention à la reconstruction prothétique en passant par d’autres solutions ortho-chirurgicales.

La décision thérapeutique de mise en place orthodontique sera prise en accord avec tous les intervenants et réévaluée au cours du traitement compte tenu des risques liés à ces thérapeutiques.

La canine et les dents voisines peuvent parfois comporter des destructions radiculaires ; l’imagerie de départ est une aide au dépistage de ces résorptions lorsqu’elles sont déjà présentes avant l’initiation du traitement.

Une anomalie radiculaire de la canine peut affecter l’efficacité de mise en place orthodontique, voire même être une contre-indication. Dans certaines situations, plusieurs interventions chirurgicales peuvent être nécessaires.

Si aucun résultat n’est obtenu et après échec de plusieurs tentatives, l’extraction de la dent doit être envisagée.

A la fin du traitement, il est indispensable de recourir à des contentions soignées d’autant qu’il existe souvent des petites altérations gingivales.

Des soins parodontaux (gingivaux) peuvent être nécessaires en cours et en fin de traitement.

Enfin ces informations ne peuvent se substituer à celles apportées par chacun des intervenants.

NB : La prise de décision finale sur le traitement revient au patient (ou ses représentants légaux en cas de patient mineur), après qu’il ait été informé des possibilités thérapeutiques.

Source

icone Société Française de Stomatologie, Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie Orale

Top